Monter un cabaret au boulot : une aventure hors cadre

Mme LoyaleLe grand boum des 40 ans… Le besoin impérieux de sortir du cadre, oser, créer, vibrer… Tout était possible, le feu qui m’animait, après avoir longtemps couvé sous ma croûte terrestre, explosait de toutes parts et me galvanisait. Une idée émergea de ma tête telle une évidence, tout droit sortie de ma boîte à vieux fantasmes jamais assouvis : je voulais faire du cabaret ! Comme Lisa Minelli, sur une petite scène devant des gens attablés buvant du champagne, au milieu de personnages atypiques et truculents, burlesques et touchants. Lire la suite

# Pensée 8 : Hommage à un passeur disparu

Higelin« Les choses arrivent à qui est disponible pour les vivre, les entendre ou les voir. C’est formidable d’être à la disposition de son destin.
Sinon, que se passe-t-il ? Rien.
Se laisser guider par son instinct, suivre des chemins inconnus où tout devient important. Avoir le sentiment d’être de nouveau un enfant. Être curieux du monde et apprendre sans cesse. Tout a du sens quand on est comme cela, en voyage dans sa vie. « 
Jacques Higelin, Champagne pour tout le monde et caviar pour les autres…
RIP

Ode à ma fille

Prendre la décision de devenir mère n’a pas été une mince affaire. Il m’a fallu 35 ans pour me décider…

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Je me revois encore un certain week-end de printemps à Lyon, pleurant devant la pharmacie en me demandant si je devais ou non franchir le seuil pour acheter une nouvelle boîte de pilules… 35 ans pour arriver à accepter l’idée que c’était maintenant ou jamais et qu’il serait dommage de passer à côté de cette expérience extraordinaire, une des expériences les plus fondamentales de la vie : créer un être unique issu du mélange de deux autres êtres, modelé au fin fond de mes entrailles ; une machinerie interne incroyable capable de fabriquer une petite personne dotée de deux jambes, deux bras, des petits poumons constitués de millions d’alvéoles, des kilomètres de vaisseaux Lire la suite

# Pensée 7 : Émotion, quand tu me tiens…

AveugleCette semaine, mes émotions ont été mises à rude épreuve : tous mes cours de psycho pris en notes depuis septembre perdus dans le train, des réprimandes au travail de la part d’une directrice stressée et perfectionniste, des calages de planning difficiles pour gérer la garde de ma fille avec son père, et pour clôturer le tout, cette dernière qui m’annonce entre la pizza et le fromage qu’elle veut aller vivre à 30 km de moi et changer de collège à la rentrée !

Tempête dans ma tête, angoisses, pleurs, incompréhension. Pourquoi tout cela en même temps ? Pourquoi, alors que j’essaie de donner à ma vie une trajectoire qui me semble consciente et réfléchie, tout est remis en question en l’espace de quelques jours ?
La réponse est simple : lorsque tout tangue et chahute comme cela, c’est que nous ne sommes pas encore alignés sur la bonne trajectoire et qu’il y a encore des dettes à solder. Face à cela, ne jamais démissionner (mais ne pas se crisper non plus !) ; respirer, faire descendre l’adrénaline, exprimer ses peurs et ses attentes, faire face.

En l’espace de trois jours, j’ai pris des décisions, échangé avec les personnes concernées par mes choix de vie, compris quelles étaient les peurs cachées réveillées par les événements extérieurs… et tout s’est arrangé !

Il ne faut pas fuir ses émotions, les bonnes comme les mauvaises. Elles sont les signaux qui nous tiennent éveillés et nous permettent de faire les ajustements nécessaires dans notre vie. Les émotions nous parlent de nous et nous invitent à être à notre écoute, l’oreille penchée sur nos agitations intérieures et les yeux tournés vers un monde meilleur.

Crédit photo : Christian Schloe

 

« Éloge du mariage, de l’engagement et autres folies » , Christiane Singer

Singer-Christiane-eloge-Du-Mariage« La vraie aventure de vie, le défi clair et haut n’est pas de fuir l’engagement mais de l’oser. Libre n’est pas celui qui refuse de s’engager. Libre est sans doute celui qui ayant regardé en face la nature de l’amour – ses abîmes, ses passages à vide et ses jubilations – sans illusions, se met en marche, décidé à en vivre coûte que coûte l’odyssée, à n’en refuser ni les naufrages ni le sacre, prêt à perdre plus qu’il ne croyait posséder et prêt à gagner pour finir ce qui n’est coté à aucune bourse : la promesse tenue, l’engagement honoré dans la traverse sans feintes d’une vie d’homme. (…)
Ce qui rend le mariage si fort et si indestructible, c’est qu’il réunit un homme et une femme autour d’un projet. D’un projet fou. Souvent voué à l’infortune. D’un défi quasi impossible à réaliser et impérieux à oser. Le drame serait de ne pas tenter l’impossible, de rester, une vie entière, à la mesure de ce qu’on peut » .

À une époque et dans une société où le mariage est en berne, ça fait du bien de lire ce livre engagé et lucide ! Christiane Singer rétablit au passage quelques vérités, comme le fait qu’être libre ne signifie pas faire ce que l’on veut, mais au contraire mettre sa vie en harmonie avec un ordre et des valeurs supérieures. Elle met surtout toute sa passion de la vie et son intelligence des êtres et du monde à célébrer les vertus du mariage et de l’engagement. Elle n’a pas fait qu’en parler, elle l’a mis en œuvre dans sa vie personnelle.

L’être humain est fait pour vivre en relation. C’est un défi permanent que de se frotter à ses semblables, envahis comme lui d’ombres, de doutes, de passages à vide et d’espoirs insensés. Mais si le chemin est fait en conscience, avec un autre qui a choisi lui aussi cette voie de la persévérance et de l’honnêteté, on peut aller assez loin à deux !

# Pensée 6 : Le pardon

Pardon 2Le pardon n’est pas un voeu pieux, ni l’éponge qui efface l’ardoise. C’est un processus dynamique et exigeant, qui se fait par étapes : écouter (pour comprendre), être doux avec soi-même (pour soigner la blessure), transformer (tirer les enseignements pour soi, et laisser l’autre gérer sa propre histoire).

Le pardon n’est pas fait pour absoudre l’autre, mais pour mieux se respecter soi-même.

20 ans de mariage : l’épopée fantastique

Passer 20 ans de sa vie avec la même personne, cela semble pour certains une éternité, pour d’autres une gageure, pour d’autres encore un enfer ! Pour moi, ce fut une belle aventure dans toutes les acceptions du terme : pleine de rebondissements tout autant que de périls, et riche d’enseignements.

le-bonheur-est-dans-le-pre.jpgElle a commencé à l’aube de l’âge adulte, quand je faisais mes études à Paris, ce moment où l’avenir est grand ouvert devant soi et tous les rêves permis… mais une période où j’étais encore un être en devenir, post-adolescente imbibée de la chaleur du foyer parental, mal assurée dans cette Capitale peu familiale et plutôt effrayée de pénétrer dans le monde des adultes ! Lire la suite

# Pensée 5 : Du flux de la vie

Buddha de NoelLa vie est imprévisible. Il nous faut apprendre à vivre le meilleur comme le pire, en mettant en place les processus adéquats.
Lorsque survient un événement impromptu, tout d’abord accueillir l’émotion, aussi dérangeante soit-elle. Puis le regarder à la lumière de l’analyse et de la compréhension, une fois la vague passée. Enfin, pardonner à celui ou celle qui vous a fait du mal, ou remercier si le dénouement est heureux.

Face à l’adversité, nous avons les ressources nécessaires pour ne pas subir : agir sur les événements avec notre corps, éclairés par notre intelligence et guidés par notre coeur.

# Pensée 4 : D’épreuve en preuves

EpreuvesLes épreuves ne sont ni des punitions, ni la manifestation d’un échec. Mais bien au contraire la mise à l’é-preuve de notre vaillance et de notre courage.

Il ne faut pas oublier cela, même au coeur de la tempête : maintenir le cap vers un bel horizon dégagé. Pour é-prouver la satisfaction d’avoir surmonté les obstacles et la joie du calme retrouvé.

# Pensée 3 : La mue

Aveugle« Pendant la mue, le serpent est aveugle ».

Dans les périodes de transitions de vie, on se sent transportés, effondrés, régénérés, vidés… On a l’impression de vivre plus intensément, et parfois d’être plus en connexion avec soi-même et avec le monde environnant. Mais avec le recul, une fois sortis de la machine à laver, on se rend compte qu’on n’a pas maîtrisé grand-chose. C’est pour cela qu’il faut éviter de prendre des décisions irrémédiables dans ces temps troubles.