Qu’est-ce que la magie ?
C’est quand on croise une personne en qui on se reconnaît et qui nous renvoie le sourire de la complicité. Quand on s’émeut d’une petite plume blanche tombée du ciel sur la manche de notre manteau. Que ce qu’on avait imaginé en notre for intérieur survient dans l’instant qui suit. Quand votre mamie toute rétrécie par l’âge pose la tête sur votre épaule pour vous dire qu’elle est heureuse de vous avoir. Quand votre enfant comprend en une seconde ce que vous avez mis des années à assimiler. Quand vos amis répondent à la liste de vos envies.
Alors, dans tous ces petits et grands moments, l’âme agit…

Cet extrait comporte la quintessence de ce que l’on peut dire, et comprendre, sur la transition du milieu de la vie.
L’âge fatidique ! Celui dont on se dit, depuis tout petit : c’est le milieu de ma vie… et le début de la fin !
Le Tai chi est pour moi une vieille histoire, à l’échelle de ma petite vie humaine : 25 ans que j’ai découvert cet art martial interne, un beau jour de septembre 1993, à Issy-les-Moulineaux, proposé comme activité physique parmi d’autres disciplines comme la gymnastique ou la course par mon école de communication RSCG Campus (ils étaient très avant-gardistes pour l’époque, les pratiques orientales n’avaient pas encore envahies nos salles et nos parcs…). Mon premier enseignant avait un joli minois et portait le nom prédestiné de « Le laqué »
ent une méthode originale inventée par Edmond Morsili, acteur-clown-metteur-en-scène-adepte d’arts martiaux ! Le nom parle de lui-même : c’est un mélange entre le Tai chi chuan (art martial interne chinois) et le clown. Par clown, il faut entendre l’improvisation ludique, avec un nez rouge au milieu de la figure…. La chose paraît étrange au premier abord, et se révèle bien plus profonde à la pratique.
Qui n’a jamais rêvé d’être une star, émouvante et talentueuse, brillant sous les feux de la rampe ? Hé bien moi oui ! Un fantasme de petite fille trop sage ayant grandi dans une petite ville de Province sans envergure, entourée de gens dénués de projets et déjà ternes avant même d’avoir vécu… Une envie diffuse, qui resurgissait de loin en loin, après avoir vu une représentation théâtrale m’ayant transportée ou découvert des comédiens hallucinants comme 
