Cette semaine, mes émotions ont été mises à rude épreuve : tous mes cours de psycho pris en notes depuis septembre perdus dans le train, des réprimandes au travail de la part d’une directrice stressée et perfectionniste, des calages de planning difficiles pour gérer la garde de ma fille avec son père, et pour clôturer le tout, cette dernière qui m’annonce entre la pizza et le fromage qu’elle veut aller vivre à 30 km de moi et changer de collège à la rentrée !
Tempête dans ma tête, angoisses, pleurs, incompréhension. Pourquoi tout cela en même temps ? Pourquoi, alors que j’essaie de donner à ma vie une trajectoire qui me semble consciente et réfléchie, tout est remis en question en l’espace de quelques jours ?
La réponse est simple : lorsque tout tangue et chahute comme cela, c’est que nous ne sommes pas encore alignés sur la bonne trajectoire et qu’il y a encore des dettes à solder. Face à cela, ne jamais démissionner (mais ne pas se crisper non plus !) ; respirer, faire descendre l’adrénaline, exprimer ses peurs et ses attentes, faire face.
En l’espace de trois jours, j’ai pris des décisions, échangé avec les personnes concernées par mes choix de vie, compris quelles étaient les peurs cachées réveillées par les événements extérieurs… et tout s’est arrangé !
Il ne faut pas fuir ses émotions, les bonnes comme les mauvaises. Elles sont les signaux qui nous tiennent éveillés et nous permettent de faire les ajustements nécessaires dans notre vie. Les émotions nous parlent de nous et nous invitent à être à notre écoute, l’oreille penchée sur nos agitations intérieures et les yeux tournés vers un monde meilleur.
Crédit photo : Christian Schloe

Le pardon n’est pas un voeu pieux, ni l’éponge qui efface l’ardoise. C’est un processus dynamique et exigeant, qui se fait par étapes : écouter (pour comprendre), être doux avec soi-même (pour soigner la blessure), transformer (tirer les enseignements pour soi, et laisser l’autre gérer sa propre histoire).
Elle a commencé à l’aube de l’âge adulte, quand je faisais mes études à Paris, ce moment où l’avenir est grand ouvert devant soi et tous les rêves permis… mais une période où j’étais encore un être en devenir, post-adolescente imbibée de la chaleur du foyer parental, mal assurée dans cette Capitale peu familiale et plutôt effrayée de pénétrer dans le monde des adultes !
La vie est imprévisible. Il nous faut apprendre à vivre le meilleur comme le pire, en mettant en place les processus adéquats.
Les épreuves ne sont ni des punitions, ni la manifestation d’un échec. Mais bien au contraire la mise à l’é-preuve de notre vaillance et de notre courage.
« Pendant la mue, le serpent est aveugle ».
Une belle anamorphose sur le mot « métamorphose » : mets à mort le faux, ose !
